Parcels : « Le public français est mieux habillé »

Les cinq compères de Parcels sortent aujourd’hui un nouveau single, Tieduprightnow, annonciateur d’un premier album à venir. Une belle occasion pour nous de sortir cette interview de Noah et Anatole, respectivement bassiste et batteur du groupe, réalisée en novembre dernier à Villefranche-sur-Saône au festival Nouvelles Voix en Beaujolais.

Salut Parcels ! Quand avez-vous décidé de consacrer votre vie à la musique ?

Noah : Je crois que c’est lorsque nous avons emménagé à Berlin. Je suppose que c’était la première fois où l’on s’est dit « Cela devient notre vie ». On pensait déjà ça avant mais c’est à ce moment-là que l’on a délaissé nos autres occupations pour la musique.

Vous avez collaboré avec Daft Punk pour Overnight. Comment et quand avez-vous découvert la musique française ?

Noah : J’ai découvert la musique française quand nous sommes allés à Berlin, je pense. Jules faisait aussi quelques découvertes en creusant sur le net et il nous a souvent montré tout ça. Je parle de choses undergrounds, de groupes français moins connus. Nous avons toujours connu Daft Punk, Justice, Air, et ce genre de groupes. Ensuite, plus nous avons commencé à jouer en France, plus nous étions amenés à aimer toutes ces musiques françaises géniales que vous avez en ce moment. Il y a une scène super cool maintenant !

– © Alphonse Terrier

C’est la fin de votre tournée en France. Le public français est-il différent des autres ?

Anatole : Ils sont mieux habillés ! Je veux dire, pas toi mais.. (rires)

Noah : Vous êtes un peu plus respectueux, la foule est souvent silencieuse et à l’écoute. 

Qu’y a-t-il dans votre playlist du moment ?

Anatole : J’écoute beaucoup Foxygen. Énormément leur nouvel album. Et un peu Ariel Pink. Surtout ces deux-là. Je suis un peu monomaniaque : j’écoute un seul album en boucle pendant un certain temps puis je passe à autre chose. J’ai fait ça avec l’album de Foxygen durant plusieurs mois, c’était parfait.

Noah : Le groupe Garçon de Plage a fait notre première partie sur plusieurs dates et j’ai découvert qu’ils aimaient Steely Dan. J’ai toujours aimé ce groupe et je les réécoute en ce moment.

Si vous ne pouviez apporter avec vous qu’un unique film sur une île déserte ?

Anatole : Ce serait probablement Will Hunting.

Noah : J’aime tellement ce film.

Anatole : Il est génial.

Noah : Mais si Noah apporte Will Hunting, j’apporterais probablement Zoolander.

Anatole : Will Hunting nous enseignerait quelques leçons de vie.

– © Alphonse Terrier

Comment voyez-vous Parcels dans dix ans ?

Noah : Des ventres à bière !

Anatole : Problèmes de drogue !

Noah : Parle pour toi mec !

Anatole : Ouais, ouais. Retirés, posés sur une île déserte.

Noah : J’aurais probablement coupé mes cheveux et je commencerai à porter des costards.

Anatole : Je commencerai ma licence en droit. Non, étant des artistes, juste continuer dans ce que l’on fait. (rires)

Quel conseil pourriez-vous donner à quelqu’un qui veut travailler dans l’industrie de la musique ?

Anatole : D’être déterminé, je pense. La musique a été toute notre vie durant ces deux dernières années. Nous ne sommes pas meilleurs musiciens que les autres mais nous mettons la musique plus en avant que tout le reste dans nos vies.

Et enfin, quelle est votre définition de la bonne musique ? 

Noah : C’est la musique qui te fait ressentir une certaine émotion. Peu importe de quelle émotion il s’agit, qu’elle soit forte ou douce, mais je ne peux pas considérer une musique bonne si elle ne me fait pas ressentir quelque chose.

Merci à Lauryn pour la retranscription.