Pépite : « Ce groupe est un peu une thérapie »

Nous avons rencontré Pépite avant leur concert au Baraka à Clermont-Ferrand. Malgré la tempête de neige qui sévissait dehors, Thomas et Eddy ont su réchauffer les cœurs avec leurs mots doux et leurs mélodies solaires.


– © Alphonse Terrier

Salut Pépite ! Pour commencer, j’aimerais bien que vous présentiez votre groupe en deux mots pour les gens qui ne vous connaissent pas encore !

Thomas : Je dirai « chanson ».

Eddy : Et moi « amour » !

Elle ressemble à quoi votre vie depuis le succès de Pépite ?

Thomas : On a toujours aussi peu d’argent… Mais ce qui est bien c’est qu’on a le temps de travailler malgré le fait que parfois on soit un peu pressés, et ça c’est cool.

Eddy : Puis plus que le succès, c’est une aventure humaine, c’est un peu une thérapie Pépite, ça nous a tous fait du bien.

Thomas : Une thérapite !

J’aimerais bien revenir sur votre titre « La vie douce », c’est quelque chose qui inspire beaucoup d’artistes cette fameuse « dolce vita ». Je pense évidemment au titre de Christophe, elle évoque quoi pour vous cette « vie douce » ?

Thomas : Typiquement, cette chanson je l’ai écrite au bord de la Seine, un jour où il faisait très chaud. Je ne sais pas si c’est totalement lié à l’image qu’on peut se faire de la Dolce Vita : c’est plus comme retrouver une période un peu heureuse, qui peut se situer aux confins de l’enfance et de l’adolescence. C’est quelque chose comme ça, je dirais.

C’est quoi le meilleur moment pour écouter Pépite selon vous ?

Eddy : En voiture, pour partir en vacances, en revenant de la plage.

A part la musique, qu’est-ce qui vous passionne ?

Thomas : Moi il y a pleins de choses qui me passionnent. J’adore le football.

Eddy : Ah moi je n’aime pas du tout le football !

Thomas : J’adore tout ce qui attrait plus ou moins avec les animaux, j’adore les chiens, les chats, le monde animal. Et j’aime beaucoup le vin aussi, j’ai travaillé là-dedans donc voilà. C’est déjà pas mal !

Eddy : J’aime bien le cinéma, j’aime tous les arts en général en fait, la peinture, les bouquins.. J’aime bien les animaux mais je n’ai pas de passion pour les animaux. Mais c’est vrai qu’à part la musique, je n’ai pas vraiment de passion, je suis vraiment borné.

Thomas : C’est vrai qu’il est assez monomaniaque, et c’est bien !

Vous avez des projets autres que la musique ?

Thomas : Il y a un truc que j’aimerais bien faire : c’est la Transatlantique en voilier. Ça c’est un truc que j’aimerais faire, pour l’instant c’est compliqué, mais c’est un de mes rêves !

Eddy : Je rêvais de faire du cinéma avant,  mais du coup ça été un grand bonheur pour moi de savoir que j’allais faire quelque chose de ma vie avec la musique. J’ai fait trois ans de théâtre, j’ai trouvé ça super mais bon la musique a pris le dessus. Il faut que je m’y remette un peu !

Thomas : Il nous fait des trucs un peu Actors Studio parfois (rires) !

Vous êtes allés voir des concerts qui vous ont marqué dernièrement ?

Eddy : Je sens qu’il y en a un qui va être super bientôt : c’est Lothar au Pop-Up du Label. C’est un tout nouveau projet de potes, et ça va être bien fou !

Thomas : Sinon, on a vu Juliette Armanet à Saintes, et elle a joué un morceau qu’on adore. Il s’appelle « L’accident » et elle l’a joué de manière incroyable, ça nous a vraiment calmé.

Vous pouvez nous conseiller un titre à écouter sous la neige cet hiver ?

Thomas :  If I don’t have you de Gregory Isaacs, c’est un gros morceau de reggae qui appelle à la chaleur, du coup ça peut faire fondre la neige autour de toi.

Eddy : Moi ce n’est pas un morceau qui parle de l’hiver mais je l’écoute souvent une fois qu’il fait nuit très tôt. C’est Melancholy Man d’un groupe qui s’appelle The Wake.

2018 arrive à grands pas, vous prévoyez une tournée un peu partout en France ? Voir même de faire voyager Pépite à l’étranger ?

Thomas : Alors tourner en Australie, non ! On a des petites dates en France.

Eddy : On va jouer un peu avec L’Impératrice, on recommence un peu la tournée : pas mal de concerts à Paris, en Normandie et en Bretagne. On va bouger un peu plus.

Ce soir, vous jouez au Baraka, c’est une salle super intime où la « scène » est limite confondue avec le public. C’est différent de jouer dans des petites salles comme ça par rapport aux autres salles que vous avez fréquenté comme la Maroquinerie par exemple ?

Thomas : C’est plus la proximité avec le public et le son qui changent, parce que dans des salles qui sont petites comme ça, le son qu’écoute le public est très proche de celui que nous on va entendre ce soir, ce qui peut être différent dans certaines salles qui sont plus grandes. Mais j’aime bien être proche du public.

– © Alphonse Terrier

Eddy : Puis généralement, on aime bien descendre dans le public donc c’est plus simple, plus direct.

Et enfin, dernière question : c’est quoi pour vous la bonne musique ?

Thomas : Celle qui vient du cœur, c’est tout.

Eddy : Moi c’est toujours quand je ne comprends pas, je suis genre « wow putain », je sais pas c’est inexplicable. Je suis très nul pour mettre des mots sur des trucs, c’est pour ça que je fais de la musique !

Pépite sera à la Maroquinerie le 8 février prochain. Le premier album du groupe est attendu pour 2018.